Béatrice Lussol

Rien à voir

04 mars 2026 - 14 mars 2026

Vernissage

Samedi 28 Février 2026 à 18:00

Rien à voir est une exposition pensée par Béatrice Lussol accompagnée de Cécile Bouffard, Clarisse Tranchard, Marie Losier et Eugénie Zely.

Ce rendez-vous sera l'occasion du lancement du livre NON merci la vie, paru aux éditions L en 2026.

Béatrice Lussol (Toulouse, 1970), diplômée de la Villa Arson à Nice, vit et travaille à Malakoff. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis de 2009 à 2010. Elle enseigne en école d'art à Rouen. Elle a participé à plusieurs expositions collectives à l'international, telles que Global Feminism au Brooklyn Museum (New York, 2007), au Kerava Art Museum (Kerava; Finlande, 2007), ou i hit you with a flower au Stedelijk Museum de Schiedam aux Pays-bas (2024). Son travail a également fait l'objet d'expositions monographiques à la Maison des Art (Malakoff, 2012), au Spritmuseum (Stockholm, 2013) ou encore au CAC Le Carré (Château Gontier, 2018), ou Galerie S, à Paris (2025). Ses pièces sont notamment présentes dans les collections publiques du FRAC PACA, du CNAP, du MAMAC de Nice et du MAMCO de Genève. 

Artiste plasticienne, elle mène parallèlement trois pratiques artistiques : dessin, écriture, collages. Dans le travail du dessin, un vocabulaire est mis en place accompagné par les qualités de mouillé de l'aquarelle, puisant sa source dans le corps, ses nutriments, ses organes, doigts, bouches, vulves, prêts à des déplacements de sens, à des lectures polysémiques. Les mots coloriés psychédéliques se mêlent de ce qui ne les regardent pas et filtrent ce qu'elle ne dira pas. Elle isole le mot pour qu’il palpite entre le vide du balbutiement ou la stupeur du babil, entre le langage et le réel, aux rebords de la chute.  

Du coté de l'écriture, elle a publié six livres que l'on peut qualifier de romans expérimentaux : Merci (2000) et Pompon (2001) aux éditions Balland, Sinon (2007) et Les Souffleuses (2009) aux éditions Léo Scheer, Écrire ou partir, (2019) aux éditions de poche du Printemps de Septembre. NON merci la vie, aux éditions L, sera  disponible à Glassbox à partir du vernissage et accessible en ligne sur le site des éditions.

Marie Losier (née en France, 1972) est une réalisatrice et plasticienne qui a vécu et travaillé à New York pendant 23 ans et dont les films et vidéos sont projetés régulièrement dans des musées, galeries, biennales et festivals. Elle a étudié la littérature Américaine à l’Université de Nanterre et fait les Beaux Arts à New York (MFA/Hunter College) avant de réaliser de nombreux portraits avant-gardistes, intimes, poétiques et ludiques de cinéastes, de musiciens et d’artistes tels que Alan Vega, les frères Kuchar, Guy Maddin, Richard Foreman, Tony Conrad, Genesis P-Orridge, Peaches et Felix Kubin.

Ses films sont souvent présentés dans de prestigieux festivals (Cannes, la Mostra, la Berlinale, Tribeca etc.). Mais aussi dans des musées tels que le Tate Modern, le MoMA et le Whitney Museum (NYC), le Centre Pompidou, ou encore la Cinémathèque Française. En novembre 2018 le MoMA a présenté l’ensemble de son travail filmique lors d’une rétrospective et a fait l’acquisition de ses films dans sa collection permanente.

En 2013/14, Marie a obtenu le prestigieux prix du DAAD Award à Berlin et le prix du Guggenheim Award à NYC pour travailler sur son nouveau long métrage Cassandro the Exotico!, un portrait du célèbre catcheur mexicain, Saul Almendariz. Elle rentre vivre en Europe où elle termine le film qui sera projeté en première mondiale au festival de Cannes (ACID) en mai 2018.

En 2020, Marie Losier intègre la Galerie Anne Barrault à Paris, elle y présente en janvier une exposition personnelle (dessins et installations filmiques).

En 2024 elle présente une exposition personnelle au centre d' art contemporain Le Creux de L’Enfer à Thiers (Kino Volcano), et en 2025 au musée d’art contemporain de Bourges Le Transpalette (Hooky Wooky).

En septembre 2026 elle présentera une nouvelle exposition personnelle à la galerie Anne Barrault.

Clarisse Tranchard est née en 1966. Son travail pourrait être compris comme un questionnement sur ce qu’est « être au monde ». Sous forme de sculptures, d'installations, de performances, de vidéos, l’essentiel de son travail un questionnement sur ce qu’est « être au monde ». Il se base sur l’utilisation de matériaux pauvres, recyclés pour la plupart, là où l’énergie est plus importante que la qualité. Le rebut ou l’artefact de peu de valeur et les assemblages qu’elle en fait lui permettent d’aborder les notions de haute et basse culture, d’amoralité, de marge, de mutation, d’archaïsme et de son écho qu’elle discerne dans le temps de son témoignage d’artiste.

C’est une tentative permanente de réappropriation d’un commun qui nous relie, de la représentation et de sa vitalité métaphysique, de la convergence du pouvoir des objets artistiques, de notre capacité intrinsèque à la transformation de notre être par le truchement de la créativité : destruction, et réparation. 

 Son travail est présenté, entre autre, au Centre Georges Pompidou (Paris), au Transpalette (Bourges), à la Nuit Blanche (Pantin), à la galerie 22Visconti (Paris), à la galerie Bertrand Grimont (Paris), au Théâtre de la Ville / Fondation Hermès, à la Ferme du Buisson (Noisiel), Paris Internationale (Paris)..

L’exposition a été possible grâce au soutien à la création du Cnap